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Améliorer les conditions de vie des artisans miniers en Centrafrique

Bangui 10 décembre, (Acap) : « Il est essentiel que le droit de chaque artisan minier soit respecté », a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, M. Frederick Cook au cours d’un point de presse, mercredi 9 décembre 2009 à l’occasion de la projection du film « Plus qu’une feuille de papier », Un documentaire d’une quarantaine de minutes qui décrit dans le détail les huit étapes du processus du projet Droit de Propriété et Développement du Diamant Artisanal (DPDDA).



Le DPDDA est un projet pilote sous tutelle du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, financé par l’Agence américaine de développement internationale (USAID) destiné à améliorer le niveau de vie des artisans miniers et de leurs communautés.

Pour le docteur Gregory Myers, représentant technique de l’USAID, en visite de travail en Centrafrique, « le principal objet de ce programme, c’est de soutenir le processus de Kimberley et en particulier, il a pour objectif de réduire le nombre de diamants illégaux », tout en indiquant la disposition de l’USAID « d’aider le gouvernement centrafricain à être plus conforme au processus de Kimberley ».

Les zones d’intervention du DPDDA se situent dans les villes de Ngotto, Bossoui et les villages environnants ainsi qu'à Nola (360 km au sud-ouest de Bangui). Les habitants de ces contrées vivent dans une pauvreté extrême malgré les activités minières fréquentes.

« Nous souhaitons améliorer les conditions de vie des artisans miniers de deux manières : les aider à pouvoir obtenir un meilleur prix, créer une économie alternative pour leur permettre de faire autre chose que le diamant », a indiqué le docteur Myers.

Le DPDDA est orienté vers les artisans miniers qui font de l’exploitation alluvionnaire et cela leur permet d’augmenter leurs bénéfices et de faire en sorte que ce diamant puisse entrer dans la chaîne légale de production. Ainsi, le gouvernement pourra « mieux contrôler les activités des artisans et également tirer des bénéfices grâce aux taxes et impôts», a dit l’ambassadeur Cook. D’après les statistiques, seulement 5 à 8% des artisans miniers s’acquittent de leurs patentes.


Améliorer les conditions de vie des artisans miniers en Centrafrique
Le docteur Myers a toutefois relevé que « des blocages existent » entre le projet et le gouvernement centrafricain.

« Il ya des problèmes qui sont encore en suspens. Et il faudra pouvoir trouver des solutions entre le projet et l’USAID d’une part et le gouvernement centrafricain d’autre part », a-t-il indiqué tout en espérant « trouver des solutions à ce problème » afin que le projet « s’étende sur les autres zones de la RCA ».

Le programme permet également de mesurer l’implication du gouvernement dans la mise en œuvre du processus de Kimberley. Il s’agit d’un programme pilote. Il y a encore d’autres problèmes qui touchent la légalité et les responsabilités de l’autorité qui ne sont pas encore résolus. Ce programme pilote devrait être étendu à d’autres sites productrices de diamants de façon à ce que la RCA puisse en tirer un bénéfice réel et atteindre les objectifs du processus de Kimberley.

Le blocage se situe au niveau du renouvellement de la Convention signée entre le gouvernement centrafricain et la partie américaine.

« Quand nous avons rencontré le gouvernement, il y a deux ans dans le cadre du processus de Kimberley, le gouvernement avait montré beaucoup d’intérêt pour ce projet et lorsque nous avons montré ce film à la réunion du processus de Kimberley en Namibie, le gouvernement était réellement satisfait du résultat et de la manière dont le film a été perçu », a fait savoir, l’ambassadeur Frederick Cook qui espère que le ministère des Mines renouvellera cet accord. Au cas contraire, « nous allons fermer », a-t-il annoncé.

Le DPDDA est une initiative conjointe du département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique et de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), et il a démarré en janvier 2007. A ce jour, le financement total du gouvernement américain s’élève à 5,4 millions $ EU, au titre de la mise en œuvre de projets pilotes dans deux pays, à savoir la République Centrafricaine et la Guinée.

Jeudi 10 Décembre 2009
Prospert YAKA MAÏDE


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